Hommage à la vie, à la force de la vie et à la capacité de se transformer. Jusqu'au bout.
Alessandra est partie un matin, sans prévenir, sans que sa fille ne puisse lui dire au revoir. Alors, dans les semaines qui vont suivre, sa fille, actrice, imagine un dialogue qu'elle prononce à voix haute, avec les expressions de sa mère, ses tournures de phrase, son accent, son rythme, afin de saisir encore quelques bribes d'elle, avant que les images, les rires et le son de sa voix perdent de leur clarté, jusqu'à disparaître peu à peu dans l'oubli. Parce que, comme le dit Annie Ernaux, « toutes les images disparaîtront ». Valeria Bertolotto rend hommage à la vie d'Alessandra, sa force de vie, sa capacité à se transformer, jusqu'à la fin. Elle nous parle du lien, de la filiation et ce qu'il en reste. Elle parle de sa maman, d'elle-même, de nous, de ce qui reste et de ceux qui restent.