Dans la gravité du mouvement, la danse permet d’explorer une mémoire vivante vouée à disparaître.
Mêlant danse et cirque, INSÂN sublime la gravité des corps, à l’image d’un mobile suspendu entre le poids de la mémoire et la légèreté de l’oubli, et touche à la question de la mémoire vivante vouée à disparaître. Car « Insâ », qui signifie « être humain » en arabe, trouve sa racine dans le verbe nassa/yansa, qui veut dire « oublier », suggérant que c'est notre capacité à l'oubli qui nous définit. Dans un paysage de pierre et de gravats, témoins de notre histoire autant que de son effacement, INSÂN reflète la dure réalité de notre époque, mais nous suggère aussi son anditode: si on dépose sur le sol le poids de nos mémoires, peut-on vivre plus librement, danser plus légèrement ?