Dans un Dom Juan réinventé, Robert Sandoz nous immerge dans un univers baroque où liberté, séduction et autodestruction s’affrontent sans répit.
Robert Sandoz signe une relecture à la fois fidèle et audacieuse de Dom Juan, révélant toute l’ambiguïté du personnage, entre quête de liberté et pulsion d’autodestruction. Face à lui, Sganarelle n’est plus un simple faire-valoir comique, mais une voix lucide, fragile, qui questionne l’aveuglement de son maître. Les figures féminines incarnent un corps social à la fois fasciné, manipulé et résistant, opposant une force vive aux dérives d’un désir masculin. Portée par une esthétique baroque teintée de Día de Muertos, la mise en scène brouille les frontières entre vie et mort et traverse les époques, de la Nouvelle Vague à aujourd’hui. Un théâtre en mouvement, entre mythe et road-movie, qui interroge nos contradictions et l’héritage patriarcal.