Toute la sensualité de Piazzolla dans une operita flamboyante et poétique.
Avec María de Buenos Aires, Astor Piazzolla et Horacio Ferrer créent en 1968 une oeuvre inclassable, entre opéra, théâtre musical et poésie brute, qu'ils appellent "operita", faute de terme idoine. Leur María est surréaliste, provocante, ancrée dans la ville et dans l’imaginaire, elle ne ressemble à rien d’autre, c'est une métamorphose, une forme qui refuse de se fixer, une voix qui traverse les styles, échappe aux genres, bouscule les attentes. Violente, sensuelle et poétique, cette María parle à notre époque.
Portée par une distribution de haut niveau et des musiciens réunis autour de William Sabatier, cette recréation est en perpétuelle
mutation. La mise en espace d’Amélie Parias, sobre et incisive, épouse le texte de Ferrer avec justesse, laissant place au
mystère, à la tension, au vertige.
Le 26 novembre, la soirée se poursuit avec une Milonga, une invitation à danser le tango.